Comment fidéliser un client dans un restaurant en faisant jouer les tables entre elles

Six amis réservent chez vous un jeudi soir. Ils commandent, ils rient fort, ils repartent contents, et vous ne les revoyez jamais. Rien n'a raté ce soir-là, et c'est bien ça le problème. Ils ont passé une bonne soirée de plus, comme ils en passeront ailleurs jeudi prochain.
Beaucoup de gérants cherchent comment fidéliser un client dans un restaurant en travaillant l'accueil, la carte et les avis en ligne. Tout cela compte, et tout cela s'adresse à une personne seule. Or le soir, vos clients poussent rarement votre porte tout seuls. Revenir ou non, ils le décident à plusieurs, quelque part entre le dessert et l'addition, et un café offert pèse peu dans cette décision. Un groupe revient quand il a laissé quelque chose en suspens chez vous.
Regardez qui entre vraiment dans votre salle le soir
Le soir, ce n'est pas un client qui s'assied chez vous, c'est une table : trois collègues qui refont leur journée, six amis pour un anniversaire, une famille de cinq. C'est le groupe qui choisit l'adresse, même quand une seule personne appelle pour réserver.
Regardez maintenant ce que le métier propose pour faire revenir ces groupes. La carte tamponnée, l'offre d'anniversaire, le SMS de relance, tous ces outils de fidélisation visent une personne, une par une. Ils fonctionnent bien pour la personne qui passe seule, plusieurs fois par semaine. Ils n'ont aucune prise sur un groupe de six qui choisit son restaurant dans la voiture, dix minutes avant de se garer.
Fidéliser, ici, ça veut dire une chose simple : revenir. Fidéliser vos clients, le soir, c'est fidéliser la table entière : ils arrivent à six, ils repartent à six, et ce qu'ils décident, ils le décident ensemble.
Lancez la rivalité entre deux tables
Un geste commercial, ça s'use en une soirée. Vous offrez le dessert, la table apprécie, la table s'en va, et il ne reste aucune trace de ce soir-là. Un score, lui, laisse un écart entre deux tables, un écart que les deux connaissent et qui est encore là une fois la salle vide.
Vous cherchez comment fidéliser un client dans un restaurant ? Le vôtre vient rarement seul. Regardez ce qui se passe entre les tables. Une compétition, même légère, réunit les gens d'une même table et les oppose gentiment à celle d'à côté. Un blind test ou un quiz joué depuis les téléphones, avec le classement affiché sur un écran de la salle, fait très bien l'affaire. Ensemble à leur table et contre la suivante, voilà ce qui donne envie de remettre ça la fois suivante, dans une semaine ou dans un mois. Et le nom de la table gagnante, écrit sur votre ardoise, tient jusque-là.
Deux précautions, parce que rien de tout cela n'est automatique. La compétition donne une raison de revenir, elle ne la garantit pas, et elle s'installe sur plusieurs semaines. Elle s'ajoute à votre carte et à votre service, qui restent la base. Un rendez-vous fixe, toujours le même soir, installe cette rivalité plus vite qu'une date exceptionnelle. Si une soirée à thème vous a déçu, c'est qu'elle a rempli la salle un soir, sans rien laisser pour le suivant : il manquait l'écart entre deux tables, celui que la table battue veut rattraper.
Notez qui a gagné, c'est vous qui faites le lien
Le jeu donne un gagnant, mais personne ne le notera à votre place. Et ce quelqu'un, c'est vous. Le classement, lui, ne s'affiche à l'écran que le temps de la partie. Entre deux soirées, la mémoire de la salle tient sur votre ardoise.
Trois gestes suffisent, et ils ne coûtent rien :
- Retenez un nom. Celui de la table qui a gagné, ou juste le prénom de la personne qui avait réservé.
- Dites-le à voix haute la fois suivante. « La table qui a battu toute la salle la dernière fois est de retour », lancé à la cantonade, vaut trois SMS !
- Gardez une trace que tout le monde voit. Une ardoise près de la caisse, un prénom, une date.
Prenons un exemple. Jeudi dernier, la table de Karim finit première, vous écrivez « Karim » sur l'ardoise, et la fois suivante vous le dites en salle. Ce geste-là tient en trois secondes, et c'est lui qui relie deux soirées.
Lancez le jeu avec l'équipe que vous avez déjà
Pour faire tourner une partie dans votre salle, il vous faut un écran que tout le monde regarde et un membre de votre équipe qui appuie sur départ. Amusoire édite ces jeux et les vend en licence, c'est-à-dire par abonnement. Son blind test, son quiz et son karaoké tournent dans une salle de restaurant. Vos clients scannent un QR code avec leur propre téléphone, et les voilà dans la partie.
Au blind test, chacun donne sa réponse à voix haute face à son téléphone, et la reconnaissance vocale travaille directement dans l'appareil qu'il a en main. Le premier qui donne la bonne réponse prend le point. Entre deux tables, quelques dixièmes de seconde suffisent à faire la différence. Les joueurs d'une même table jouent ensemble, sur un seul score, ou chacun pour soi. Le classement s'affiche à l'écran pendant la partie, sous les yeux de tout le monde.
Tout ce que vous mettez en place, c'est un écran et une tablette à vous, et les téléphones de vos clients. Un quart d'heure pour brancher, personne à former. La personne qui pilote depuis la tablette travaille déjà chez vous ce soir-là, un serveur, un barman, vous. Confier le pilotage à quelqu'un de votre équipe, c'est ce qui marche le mieux dans une salle ouverte comme la vôtre, où toutes les tables jouent ensemble. La partie accepte d'ailleurs plus de 100 joueurs en même temps.
Choisissez le jeu qui met vos tables au coude à coude
Vous avez trois jeux dans la même licence, et chacun installe la rivalité autrement. Le bon choix dépend de votre salle et de qui est assis ce soir-là.
Le blind test, quand c'est la vitesse qui compte
Le blind test est le jeu phare de la solution, avec 10 000 titres, 100 playlists et cinq niveaux de difficulté, du « tout le monde connaît » à l'« impossible », sur un répertoire qui va de 1960 à aujourd'hui. Ces cinq niveaux vous servent à égaliser les chances. Une playlist des années 80 avantage la table des parents, une sélection récente celle des étudiants, et c'est vous qui décidez du terrain. Quand une table a trouvé, le refrain part, et le temps d'un refrain les deux tables qui se battaient chantent la même chose. C'est le seul moment de la soirée où elles sont d'accord !
Le quiz, pour les tables qui n'aiment pas parler fort
Le quiz, lui, puise dans les questions d'un auteur de Burger Quiz, plus de 500 en tout, réparties entre Culture générale, Interro surprise et Génération Internet. Il accepte une réponse à la voix ou en QCM, et le QCM ouvre la porte aux plus discrets. Une table qui n'a aucune envie de se faire remarquer répond en tapant sur son téléphone, et joue quand même contre les autres.
Le karaoké, quand la roulette désigne quelqu'un
Le karaoké embarque un catalogue de plus de 45 000 chansons, dans plusieurs langues, opéré avec TSL karaoké, une filiale du groupe BAM Karaoke. Il a surtout une fonction faite pour votre soirée, la roulette, qui tire au sort le prochain chanteur, et la table d'à côté reste pour voir qui va s'y coller.
Réglez un abonnement, rejouez la soirée autant que vous voulez
Vous avez offert un dessert en janvier ? En février, il ne compte plus, il faut le refaire. La licence, elle, ne change pas de prix selon le nombre de soirées que vous programmez. La formule Open commence à 159 € par mois en facturation annuelle, ou 179 € au mois. La formule Business, à 279 € en annuel et 309 € en mensuel, ouvre aussi des espaces privatifs : une pièce à part de votre établissement, qu'un groupe réserve et paie en ligne pour jouer entre soi. Dans les deux cas, vous vous engagez sur 24 mois, et vous retrouvez les deux formules détaillées sur le site.
Pour savoir ce que ça vaut chez vous, le simulateur de retour sur investissement estime ce que ces soirées peuvent vous rapporter, à partir de vos chiffres. Plus de 700 établissements sont équipés à ce jour, et 93 % des utilisateurs recommandent la solution.
Levez les trois doutes qui vous viendront le premier soir
Aucun de ces doutes n'est bête, et chacun d'eux a une réponse.
« Mes clients viennent dîner, pas jouer. » Alors ils dînent. Une table qui passe son tour commande son plat, jette un œil à l'écran entre deux bouchées et commente la table d'à côté qui vient de perdre un point. Quelques tables qui jouent suffisent à faire une ambiance, et le reste de la salle en profite depuis sa chaise.
« Ça va faire trop de bruit. » Le bruit d'une rivalité entre tables, c'est un refrain à chaque bonne réponse, et le calme revient entre deux titres. Et une table qui ne veut pas se faire entendre répond en QCM sur le quiz : elle joue contre les autres sans hausser la voix.
« Ma salle est mal fichue pour ça. » Une salle étalée sur deux étages, ou coupée par un mur, gêne la vue de l'écran, mais pas la partie, puisque chacun joue depuis son téléphone. Placez l'écran là où le plus de tables le voient, et acceptez qu'une ou deux jouent sans le voir.
Rien ne vous empêche de commencer sans Amusoire. Un quiz de trois questions à l'apéritif, posé par votre serveur, une table qui gagne, son prénom sur l'ardoise, et vous verrez au fil des semaines si la rivalité prend chez vous. Si elle prend, regardez ce que la licence donne dans un restaurant comme le vôtre, puis dites-nous comment est votre salle : on vous répond sur votre cas.
Vos questions avant de faire jouer votre salle
Comment faire jouer des tables qui ne se connaissent pas ?
Deux tables n'ont pas besoin de se parler pour jouer l'une contre l'autre. Chacun répond depuis son téléphone, l'écart se voit à l'écran, et les regards se croisent tout seuls au bout de deux manches. Si vous voulez accélérer, demandez à la personne qui pilote d'annoncer les scores à la cantonade.
Un client venu seul peut-il participer si tout le monde joue par table ?
Oui. Un client installé au comptoir entre avec le même QR code que les autres et défend ses points comme tout le monde. À vous de choisir, au moment de lancer, si chaque table joue sur un seul score ou si chacun joue pour soi.
Une table qui perd tous les soirs revient-elle quand même ?
Pas si elle perd toujours de la même façon. C'est là que le choix du niveau et de la playlist compte, parce qu'en changeant de terrain vous changez la donne. Et une table qui ne gagne jamais peut très bien revenir pour l'ambiance, à condition que personne ne la désigne comme la perdante de service.
Faut-il annoncer qui a gagné la semaine d'avant ?
Oui, et c'est vous qui le faites. Le classement ne tient à l'écran que le temps de la partie. Annoncez donc vous-même le nom de la table gagnante au moment de lancer la soirée suivante. Un prénom cité à voix haute fait plus d'effet que la même ligne lue sur l'ardoise. Faites les deux. Le nom tient sur l'ardoise jusqu'à ce qu'une autre table le remplace, et si la table gagnante manque ce soir-là, annoncez-la quand même : la place est à prendre, et les tables présentes le comprennent vite.
Une table de deux peut-elle rivaliser avec une table de huit ?
Pas à armes égales, et c'est à vous de rééquilibrer. Le point va au premier qui répond juste, donc une petite table qui connaît ses classiques tient sa chance ; si l'écart se voit, prenez un niveau plus accessible ou une playlist que tout le monde connaît.
Qui tranche quand une table conteste une réponse ?
L'écran tranche le premier, le score s'affiche devant tout le monde et la discussion s'arrête souvent là. Pour le reste, la personne qui pilote depuis la tablette décide, comme elle déciderait sur n'importe quel point de service. Prenez la décision vite et à voix haute, la salle passe à la suite.

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