Attirer des clients dans un bar : tout part de ce que vos clients racontent de vous

Une bande de collègues pousse votre porte un vendredi soir. Ils ne sont jamais venus, ils regardent partout, ils cherchent une table libre. Ce qui les a fait entrer tient en une phrase : quelqu'un leur a parlé de votre bar. Ils sont venus là-dessus, sans avoir vu de publicité ni comparé les bars du quartier sur leur téléphone.
La personne qui leur en a parlé est un de vos clients. C'est un moyen de vous faire connaître que vous ne payez pas, et celui que vous pilotez le moins. Cherchez comment attirer des clients dans un bar, et on vous parlera d'autre chose : votre fiche Google, vos photos, vos réseaux sociaux, les annuaires. Ces moyens-là parlent à quelqu'un qui a déjà décidé de sortir. Vos clients, eux, parlent à quelqu'un qui n'y pensait pas.
Le bouche-à-oreille se produit quand deux conditions sont réunies dans votre salle, et c'est à vous de les réunir.
Vos clients ont-ils quelque chose à raconter en sortant de chez vous ?
Posez-vous la question sans indulgence. Un client sort content de chez vous, la bière était fraîche, il a trouvé une place assise, votre carte lui a plu, le service a été rapide. Rien là-dedans ne se raconte. Ce sont des qualités de votre bar : vos clients les apprécient sur place, et personne n'en parle le lendemain au travail.
Ce que vos clients répètent, c'est un moment vécu. Quelque chose a eu lieu, il y avait du monde autour, et votre client s'en souvient avec précision. Un concours lancé au comptoir, deux tables qui se chambrent jusqu'à la fermeture, un habitué qui gagne devant toute la salle. Il y a une scène, des personnes dedans, un moment que votre client sait situer. Un moment pareil se raconte parce qu'il a une fin et qu'il tient en quelques phrases.
Un bar où il ne se passe rien de particulier ne laisse simplement rien à raconter en sortant. Vos clients l'aiment bien, ils y passent volontiers, et ils n'ont rien à en dire, faute d'un moment qui mérite d'être répété. C'est la réponse la moins agréable à entendre quand la salle tourne correctement. C'est pourtant souvent la bonne.
Un avis en ligne rassure quelqu'un qui cherche déjà un bar et compare ses options avant de trancher. Le récit d'un client, lui, atteint quelqu'un qui ne cherchait rien et qui suivra son groupe. Et pour se déplacer, ce groupe a besoin de savoir quand venir.
Donnez à vos clients un soir fixe qu'ils retiennent
Votre client peut faire rire ses collègues avec sa soirée de la semaine dernière, tout le monde trouve ça drôle, et personne ne se déplace pour autant. Il manque à votre client un jour où ça recommence.
La seconde condition est donc un soir fixe, et un soir fixe que votre client cite de mémoire. Un soir qui porte un nom, « le jeudi, c'est quiz ». Votre client le glisse dans une conversation, et pour lui, l'organisation s'arrête là. Sinon, il lui faudrait proposer un jour, sonder les disponibilités des uns et des autres, relancer. Personne ne fait ça pour un bar.
Le bouche-à-oreille circule dans un groupe, pas d'une personne à une autre. Des collègues qui déjeunent ensemble, une bande d'amis, une famille qui se voit le dimanche. Un groupe a besoin d'un jour commun pour bouger, et c'est exactement ce que votre client lui apporte quand il a un soir en tête.
Avec les deux, le moment à raconter et le soir fixe, vos clients font entrer chez vous des gens qui ne vous connaissaient pas. Sans soir fixe, une belle soirée reste une anecdote, et un soir annoncé où il ne se passe rien n'intéresse personne.
Donnez à vos clients de quoi raconter, sans rien acheter
Un gérant qui se demande comment attirer des clients dans un bar pense d'abord à une dépense, une campagne, un prestataire, du matériel. Votre comptoir et votre salle suffisent pour donner à vos clients quelque chose à raconter, et un soir à retenir. Voici de quoi faire les deux avec ce que vous avez déjà :
- Un soir de jeu avec ce qui traîne dans vos placards et derrière le comptoir : des fléchettes, des dés, un jeu de société, une liste de questions griffonnée sur un carnet.
- Une habitude qui n'existe que chez vous. L'habitué qui a son bout de comptoir depuis toujours, la règle maison que vos serveurs expliquent aux nouveaux venus, les prénoms que vous retenez.
- Un concours dans lequel toute la salle peut se lancer. Une colle posée depuis le comptoir, un pronostic sur le match du soir, deux tables qui ne se connaissent pas mises en compétition. Une personne qui anime et un lot symbolique, et le concours tient.
- La date de la prochaine soirée, annoncée tout haut à la fermeture, devant ceux qui sont encore là. Rien à prévoir, et la seconde condition est remplie !
Ces gestes donnent à vos clients de quoi raconter et un soir à retenir, et ils tiennent debout tout seuls. Ils ont une seule limite : leur préparation retombe sur vous à chaque fois. Trouver la question, sortir le jeu, tenir la salle, recommencer la semaine suivante. Une soirée montée à la main, vous la payez en temps, toutes les semaines.
Installez un jeu, et vous n'avez plus la soirée à inventer chaque semaine
Amusoire, c'est nous. Nos trois jeux se jouent avec les téléphones de vos clients. Ils fonctionnent sur abonnement, ce que nous appelons la licence : un engagement de vingt-quatre mois, réglé au mois ou à l'année. Il vous faut un écran à vous, une tablette qui commande la partie, et un quart d'heure d'installation, une seule fois. Personne n'a besoin d'être formé.
Ce que vos clients ont alors à raconter, c'est le moment où quelqu'un trouve la réponse. Au blind test, le premier joueur qui dit la bonne réponse à voix haute marque le point, et la chanson enchaîne sur le passage que chacun connaît par cœur. Toute la salle chante en même temps, y compris les équipes qui n'avaient rien trouvé ! La reconnaissance vocale tourne sur le téléphone de chaque joueur, dans sa main, et désigne celui qui a répondu le premier.
La licence couvre le blind test, le quiz et le karaoké, et ce que vos clients en racontent change selon le jeu :
- Le blind test, notre produit phare. 10 000 titres et 100 playlists, cinq niveaux, de « tout le monde connaît » jusqu'à « impossible ». Le jeu se joue en équipes ou chacun pour soi.
- Le quiz. Réponse à la voix ou en QCM, plus de 500 questions écrites par un auteur de Burger Quiz, rangées en Culture générale, Interro surprise et Génération Internet.
- Le karaoké. Un répertoire en plusieurs langues, plus de 45 000 chansons. Une roulette intégrée au jeu tire au sort qui chante : personne n'a besoin de se porter volontaire. Le catalogue est fourni par TSL karaoké, filiale de BAM Karaoke.
Le classement reste affiché à l'écran tant que la partie dure, et 100 joueurs et plus peuvent participer en même temps. C'est quelqu'un de votre personnel, celui qui est là ce soir-là, qui tient la tablette. Dans un bar, où tout le monde peut entrer, c'est comme ça que la partie tient le mieux. Playlists et questions se renouvellent sans supplément : le catalogue est mis à jour dans la licence.
Côté prix, la licence existe en deux formules. La première, Open, coûte 159 € par mois quand la facture est annuelle, et 179 € par mois quand elle tombe chaque mois. La seconde, Business, monte à 279 € et 309 € par mois selon le même principe. Elle ouvre des espaces privatifs, c'est-à-dire des salles réservées à un groupe, que votre clientèle réserve et règle directement, et vous êtes accompagné pour les créer. Les deux formules sont détaillées sur la page pro, et le simulateur du site Amusoire estime ce qu'un soir de jeu peut vous rapporter, à partir du chiffre que vous faites un soir sans jeu.
Plus de 700 établissements ont pris la licence et 93 % des utilisateurs nous recommandent. Le détail par type de lieu se trouve sur la page bars et restaurants.
Gardez la tête froide sur ce que vos clients peuvent faire pour vous
Vous décidez de ce qui se passe dans votre salle et du soir que vos clients peuvent citer autour d'eux. Le reste leur appartient : vous ne maîtriserez jamais ce qu'ils racontent, ni le nombre de personnes qui viennent grâce à eux.
On ne vous promet aucun délai ici. Un récit avance au rythme des conversations : personne ne peut vous dire quand vous en verrez l'effet dans votre salle, et méfiez-vous de ceux qui vous le promettent.
Un petit bar de quartier a plutôt l'avantage. Vos clients racontent ce qu'ils ont vécu, spectaculaire ou pas, et il se passe autant de choses dans une petite salle que dans une grande brasserie. Une clientèle locale se parle beaucoup, entre voisins, au travail, à la sortie de l'école, et ce qui s'est passé chez vous trouve tout de suite des oreilles.
Un dernier point. Faire entrer quelqu'un une première fois est une chose. Le faire revenir en est une autre, et ce guide s'arrête à la première. Qu'il revienne dépend de ce qu'il trouve chez vous le soir où il est venu.
Dites-nous en une phrase ce que vos clients racontent de votre bar aujourd'hui, et on vous répond avec ce qu'un soir de jeu pourrait y ajouter : parlons de votre bar.
Vos dernières questions sur le bouche-à-oreille
À quoi voyez-vous que vos clients parlent de votre bar ?
Aux gens qui arrivent en citant quelqu'un. Un groupe qui pousse la porte et demande si c'est bien ici que se passe telle chose, un nouveau venu qui commande ce qu'un collègue lui a décrit, une réservation prise au nom de quelqu'un que vous ne connaissez pas, et dans le groupe qui arrive, des visages d'habitués. Ce sont des signes que vous voyez depuis le comptoir. Impossible de les compter, mais vous les remarquez à la longue.
Un avis Google remplace-t-il un client qui parle de vous ?
Non, les deux ne touchent pas les mêmes personnes. Un avis est lu par quelqu'un qui compare déjà plusieurs bars avant de faire son choix. Le récit d'un client arrive aux oreilles de quelqu'un qui n'avait aucune sortie en tête et qui suivra son groupe. L'avis aide les gens à vous trouver, le récit donne envie de sortir.
Faut-il demander à un client content de parler de vous ?
Vous pouvez le lui dire, cela ne coûte rien et personne ne s'en offusque. Simplement, demander ne suffit pas. Un client qui n'a rien vécu de particulier n'aura rien à transmettre, même avec la meilleure volonté. Donnez-lui d'abord quelque chose à raconter, puis un soir à citer, et la demande devient inutile.
Que raconte un client venu un soir où il ne s'est rien passé ?
Rien qui donne envie de répéter. Il dira que c'était bien, que l'accueil était sympa, que les prix sont corrects. Ce sont des jugements, et un jugement ne fait bouger personne. C'est toute la différence entre un bar qu'on apprécie et un bar dont on parle. Sans un moment précis à raconter, il vous reste une réputation correcte, et une réputation correcte ne déplace personne.
Un client peut-il amener du monde sans un soir fixe à citer ?
Oui, mais rarement et pas en nombre. Un client motivé ramènera quelqu'un, une fois, un soir où il passait par là. Un groupe de six qui doit se mettre d'accord ne se forme pas sans un jour déjà posé. L'envie vient de ce qu'on raconte ; le soir fixe donne au groupe un jour pour se décider.
Le bouche-à-oreille peut-il remplir votre salle à lui seul ?
Pas à lui seul, et cette page ne le promet pas. Il fait entrer des gens qui ne seraient jamais venus autrement. Vous ne pouvez pas le piloter au jour près. Voyez-le comme des clients en plus, qui s'ajoutent à ceux que vous faites déjà venir, et qui se multiplient à mesure que vos soirées donnent quelque chose à raconter.

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